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JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME - 

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L'objectif de la Journée Internationale des droits de la femme est de revendiquer l'égalité entre la femme et l'homme dans notre société. Réaliser un bilan sur la situation des femmes à travers le monde (travail, santé, liberté d'expression). les Nations Unies ont officialisées l'évènement le 8 mars 1977. L'origine est plus lointaine puisque c'est à l'occasion de manifestation au début du XXème siècle en Europe et aux États-Unis que l'on a commencé à parler des droits de la femme.

Droit à l'avortement !

Version papier 15 €

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FILMOGRAPHIE

LIVRES SUR LA CONDITION DE LA FEMME

Le site officiel de l'Organisation des Nations Unis : ICI

Le 8 mars à travers l'histoire : ICI

MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'O.N.U BAN KI-MOON - 2012

Partout dans le monde, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes continuent de gagner du terrain. Jamais les femmes n’ont été aussi nombreuses parmi les chefs d’État ou de gouvernement ni, en proportion, aux postes ministériels. Leur influence grandit dans le monde des affaires. Les filles sont de plus en plus nombreuses à aller à l’école, ont une meilleure santé et sont mieux à même de se réaliser.

Malgré cette dynamique, on est loin de pouvoir dire que les femmes et les filles jouissent des droits fondamentaux, de la liberté et de la dignité qui sont tant leur droit inaliénable que la garantie de leur bien-être. Ce constat n’est nulle part aussi vrai que dans les régions rurales du monde entier. Les femmes et les filles de ces régions – auxquelles la Journée internationale de la femme est consacrée cette année – représentent un quart de la population mondiale. Pourtant, tous les indicateurs économiques, sociaux et politiques les concernant sont invariablement au plus bas en matière de revenus comme d’éducation ou de santé, en passant par la participation aux décisions.

Les femmes, qui sont près d’un demi-milliard à travailler sur de petites exploitations ou des terres qui ne leur appartiennent pas, constituent la majorité de la main-d’œuvre agricole. Les femmes rurales s’acquittent en outre de la plupart des tâches non rémunérées de soins aux personnes. On persiste néanmoins à les empêcher de donner la pleine mesure de leurs capacités. L’égalité d’accès aux ressources productives permettrait d’augmenter les rendements agricoles de 4 %, d’améliorer de ce fait la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de libérer de la faim pas moins de 150 millions d’êtres humains. Les femmes rurales, si on leur en donnait la possibilité, pourraient également contribuer à vaincre le retard de croissance, sourde tragédie du développement qui touche près de 200 millions d’enfants.

Les lois et les pratiques discriminatoires portent atteinte non seulement aux femmes mais aussi à des groupes entiers de population et aux nations. Dans les pays où les femmes n’ont pas accès à la propriété foncière ou au crédit, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est nettement plus élevé. Il est absurde que les agricultrices bénéficient de 5 % seulement des services de vulgarisation agricole. Ne serait-il pas judicieux que les nations qui cherchent à se développer investissent dans les femmes rurales?

Le sort tragique des femmes et des filles dans le monde rural est à l’image de leur situation dans l’ensemble de la société où le « plafond de verre » subsiste, de même que l’omniprésence de la violence à la maison, au travail et lors des conflits, où l’on privilégie l’éducation des garçons et où, chaque année, des centaines de milliers de femmes meurent en donnant la vie faute d’accès aux soins obstétricaux les plus élémentaires. Même dans les pays où le sort des femmes est le plus enviable, celles-ci restent moins bien payées que les hommes pour le même travail et sous-représentées au niveau décisionnel dans la vie politique comme dans le monde des affaires.

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, j’engage vivement les gouvernements, la société civile et le secteur privé à œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes qui sont un droit fondamental mais aussi un atout pour tous. L’énergie, le talent et la force des femmes et des filles sont pour l’humanité la ressource naturelle inexploitée la plus précieuse.

Source : ONU - 7 mars 2012

MESSAGE DE MICHELLE BACHELET DIRECTRICE EXÉCUTIVE D'ONU FEMMES - 2012

Journée internationale de la femme 2012 « Autonomiser les femmes rurales : en finir avec la faim et la pauvreté »

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, je me joins aux femmes du monde entier qui luttent en faveur des droits de l’homme, de la dignité et de l’égalité. Le sens de cette mission me conduit, tout comme des millions de personnes à travers le monde, à rechercher la justice et l’inclusion. En repensant à la première année d’existence d’ONU Femmes, j’exprime ma reconnaissance à tous les individus, gouvernements et organisations qui travaillent en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes. Je vous assure de ma totale détermination à poursuivre nos avancées.

La création d’ONU Femmes a coïncidé avec des changements profonds dans notre monde, de la montée des mouvements de protestation contre les inégalités aux soulèvements en faveur de la liberté et de la démocratie dans le monde arabe. Ces événements ont renforcé ma conviction qu’un avenir durable n’est possible que si les femmes, les hommes et les jeunes bénéficient ensemble de l’égalité.

L’égalité dépend de chacun d’entre nous : du gouvernement qui réforme ses lois, jusqu’à l’entreprise qui offre un travail décent ainsi que l’égalité des salaires, en passant par les parents qui enseignent à leur fille et fils que tous les êtres humains doivent être traités de manière équitable.

Au cours du siècle passé, depuis la célébration de la première Journée internationale de la femme, nous avons été témoins de transformations importantes aux niveaux des droits juridiques des femmes, de leurs réalisations sur le plan de l’éducation et de leur participation à la vie publique. Dans toutes les régions, les pays ont renforcé les droits juridiques des femmes. Ces dernières ont effectué de grandes avancées. Davantage de femmes occupent des postes à responsabilités au niveau politique et dans le monde des affaires, davantage de filles vont à l’école, et davantage de femmes survivent aux accouchements et ont la possibilité de planifier leur famille.

Pourtant, si d’extraordinaires progrès ont été réalisés, aucun pays ne peut prétendre avoir entièrement éliminé la discrimination fondée sur le sexe. Cette inégalité transparaît dans les écarts de rémunération et l’inégalité des chances entre les sexes, dans la faible représentation des femmes aux postes de direction de la fonction publique et du secteur privé, dans le mariage d’enfants et la disparition des filles en raison de la préférence pour les garçons, et dans la poursuite de la violence contre les femmes sous toutes ses formes.

C’est dans les zones rurales que les disparités et les obstacles auxquels sont confrontées les femmes et les filles sont les plus importants. Une personne sur quatre dans le monde est une femme ou une fille rurale. Ces dernières travaillent de longues heures pour des salaires réduits voire presque rien, et produisent une large part des cultures vivrières, notamment dans le cadre de l’agriculture de subsistance. Elles sont agricultrices, entrepreneuses et dirigeantes, et leurs contributions permettent de soutenir leurs familles, communautés, nations et chacun d’entre nous.

Elles n’en sont pas moins confrontées aux pires inégalités au niveau de l’accès aux services sociaux et aux terres, ainsi qu’aux autres actifs productifs. Et cela les prive et prive le monde de la réalisation de leur plein potentiel, ce qui m’amène au point principal de cette Journée internationale de la femme. Aucune solution durable aux changements majeurs qui se produisent à l’heure actuelle – depuis les changements climatiques jusqu’à l’instabilité politique et économique – ne peut être trouvée sans la pleine autonomisation et participation des femmes à travers le monde. Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre de laisser les femmes de côté.

La pleine et égale participation des femmes sur le plan politique et économique est fondamentale pour la démocratie et la justice, que les peuples appellent de leurs vœux. L’égalité des droits et des chances sous-tend des économies et des sociétés solides.

Le fait d’assurer aux agricultrices un accès égal aux ressources permettrait de réduire de 100 à 150 millions le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde. Le fait d’assurer aux femmes un revenu, les droits à la propriété foncière et des possibilités de crédit permettrait de faire diminuer le nombre d’enfants souffrant de malnutrition. Les études montrent une corrélation positive entre des niveaux élevés d’égalité des sexes et le produit national brut par habitant. Ouvrir les opportunités économiques aux femmes permettrait d’augmenter la croissance économique et de réduire la pauvreté de manière significative.

Le moment est venu.

Chaque être humain a le droit de vivre dans la paix et la dignité. Chaque être humain a le droit de forger son propre avenir et celui de son pays. Cet appel à l’égalité, je l’entends où que j’aille. C’est pour cette raison qu’ONU Femmes mettra un accent particulier, cette année, sur la promotion de l’autonomisation économique des femmes ainsi que sur leur participation politique et leur leadership. Nous nous réjouissons à l’avance de poursuivre notre solide partenariat avec les femmes, les hommes et les jeunes ainsi qu’avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé.

Aujourd’hui, en cette Journée internationale de la femme, réaffirmons notre engagement en faveur des droits des femmes, et avançons avec courage et détermination. Luttons en faveur des droits de l’homme, de la dignité et de la valeur inhérente à chaque être humain, et de l’égalité des droits des hommes et des femmes.

Source : ONU - 7 mars 2012

Filmographie

Comédie dramatique de Claire Simon. Avec Anne Alvaro, Nathalie Baye, Michel Boujenah, Isabelle Carré, Béatrice Dalle, Nicole Garcia, Marie Laforêt, Lolita Chammah, Rachida Brakni. 2h - Sortie le 5 novembre 2008.

Djamila aimerait prendre la pilule parce que maintenant avec son copain c'est devenu sérieux. La mère de Zoé lui donne des préservatifs mais elle la traite de pute. Nedjma cache ses pilules au dehors, car sa mère fouille dans son sac. Hélène se trouve trop féconde. Clémence a peur. Adeline aurait aimé le garder, Margot aussi. Maria Angela aimerait savoir de qui elle est enceinte. Ana Maria a choisi l'amour et la liberté. Anne, Denise, Marta ,Yasmine, Milena sont les conseillères qui reçoivent, écoutent chacune se demander comment la liberté sexuelle est possible. Dans les bureaux de Dieu on rit, on pleure, on est débordées. On y danse, on y fume sur le balcon, on y vient, incognito, dire son histoire ordinaire ou hallucinante.

Drame de Claude Chabrol. Avec Isabelle Huppert, François Cluzet, Nils Tavernier, Marie Trintignant, Dominique Blanc. 1h48 - Sortie le 21 septembre 1988.

Marie, mère de famille, accepte d'aider sa voisine à se débarrasser d'un enfant non désiré. Encouragée par le succès, elle entame un processus qui en fera une faiseuse d'anges et une femme adultère. Mais la dureté de la vie sous le régime de Vichy la rattrape, elle est dénoncée par son mari et finira guillotinée pour l'exemple.

Film incontournable sur la pratique des IVG clandestins et ses conséquences sociales, sanitaires.

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iLIVRE SUR LA CONDITION FÉMININE

« I.V.G. la Peur au Ventre » de Phil Marso (1997 - Ed Megacom-ik - 160 pages - 15 €)

Résumé : Devant l'enceinte d'une clinique les flics sont à cran.Spermato fait des siennes. Dix femmes sont retenues en otage à leur insu dans la salle d'attente des consultations. Les autorités morales s'affrontent entre deux méthodes d'évacuation des lieux : La sortie de secours de l'I.V.G. en moins de douze semaines ? L'interminable encerclement de neuf mois en vue d'une fin pas toujours heureuse ? Le détective John Wilson Bred devra intervenir dans la négociation.

L'ouvrage a été étudié et a fait l'objet d'un débat dans une école d'infirmière de la Croix Rouge en 2009.

Procurez-vous l'ouvrage à la Boutique Megacom-ik 13 Bd saint Marcel 75013 Paris -

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